Chaque hiver, des baleines parcourent des milliers de kilomètres pour mettre bas et allaiter leurs baleineaux dans ces eaux.
L’article original cite des recherches et un suivi menés par la NOAA, la Commission baleinière internationale et des institutions dominicaines de conservation marine, montrant que Samaná accueille régulièrement des concentrations exceptionnellement élevées de baleines à bosse en reproduction.
Une nurserie d’importance mondiale
Les relevés de terrain réalisés par le WWF et la Caribbean Cetacean Society en 2024–2025 ont dénombré entre 60 et 140 baleines présentes simultanément dans la baie.
Aux pics d’affluence, la densité rapportée a atteint environ une baleine tous les trois kilomètres carrés.
L’enjeu ne se résume donc pas à la seule question de savoir si les baleines à bosse, en tant qu’espèce, sont menacées.
La préoccupation immédiate concerne l’état de l’habitat dont elles dépendent pour se reproduire.

Les premiers signaux d’alerte
Les programmes de suivi cités dans l’article ont documenté plusieurs pressions :
une perturbation croissante liée au trafic maritime pendant la saison de reproduction,
un comportement d’évitement chez les couples mère-baleineau,
la dégradation des mangroves et des herbiers marins,
la baisse de la qualité de l’eau près des embouchures des rivières,
un développement côtier gagnant des zones sensibles,
une application fragmentée des réglementations environnementales.
L’article compare ces signaux d’alerte aux schémas observés dans des lieux tels que Maui, la Basse-Californie, la mer des Salish et la Péninsule Valdés, où le comportement des baleines a évolué à mesure que la pression humaine augmentait.
L’argument central est simple : protéger une nurserie encore fonctionnelle est nettement plus facile que de tenter d’en restaurer une après que les baleines se sont déplacées ailleurs.
Il est encore temps d’agir
Samaná se trouve encore à un stade où la prévention reste possible.
La protection de l’environnement n’est pas dissociée de l’économie de la région.
Baleines, mangroves, récifs coralliens, plages et paysages côtiers font partie de l’infrastructure naturelle qui soutient le tourisme, la pêche et l’identité plus large de Samaná.
Protéger la baie n’est donc pas uniquement une question de conservation.
C’est une question du type d’avenir économique et environnemental que la région souhaite construire.
Sources citées dans l’article original
WWF Dutch Caribbean — recherches sur les baleines dominicaines
Commission baleinière internationale — profil-pays de la République dominicaine
NOAA National Marine Sanctuaries
The Nature Conservancy — Programme de biodiversité marine des Caraïbes
